MVC
Finances
Moins-Value de Cession
Dans le secteur financier, l'acronyme MVC désigne la "Moins-Value de Cession". Il s'agit d'un concept comptable et fiscal fondamental, représentant la perte financière subie par un investisseur lorsqu'il vend un actif (action, obligation, immeuble, etc.) à un prix inférieur à son prix d'acquisition. Cette notion s'oppose à la plus-value de cession, qui est un gain. La MVC est donc la différence négative entre le prix de vente net perçu (après déduction des frais de vente éventuels) et le coût d'acquisition total (incluant les frais d'achat).
Sur le plan comptable, la MVC est une charge non décaissée qui vient diminuer le résultat net de l'entreprise. Elle traduit la dépréciation effective et définitive de la valeur d'un élément d'actif. Sa constatation est obligatoire lors de chaque cession d'immobilisation, qu'elle soit corporelle ou financière. Par exemple, si une société achète une machine pour 100 000 euros et la revend ultérieurement pour 70 000 euros, la MVC s'élève à 30 000 euros. Cette perte est enregistrée dans le compte de résultat, réduisant le bénéfice imposable de l'exercice.
Du point de vue fiscal, la MVC joue un rôle crucial. En France, elle est généralement déductible du résultat imposable de l'entreprise, à condition que la cession soit réalisée dans des conditions normales. Cette déductibilité permet de diminuer l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice de cession. Toutefois, des régimes spécifiques existent, notamment pour les titres de participation, où la MVC peut être soumise à un régime de quote-part pour frais et charges. Pour les particuliers, les MVC sur valeurs mobilières (actions, obligations) peuvent être imputées sur les plus-values de cession de même nature réalisées la même année ou, sous conditions, reportées sur les années suivantes pendant un délai de dix ans. Enfin, dans le cadre des cessions de biens immobiliers, la MVC n'est pas déductible du revenu global, sauf exceptions liées aux régimes de déficit foncier.